Les psys
2. Juin 2010
Un psy est là pour t'écouter, pas pour te dire comment vivre!
Leurs conseils ne valent souvent pas plus que ceux que te donnerait un inconnu
dans le bus, parce qu'ils découlent généralement de leur expérience personnelle
et non d'une quelconque approche "scientifique".
Moralité: tu les suis si ça t'arrange.
20. Mars 2009
Juste une petite histoire de psy: j'ai entendu à plusieurs reprises des psys
vanter à la télé les bienfaits des repas en famille, grand moment d'échange
et essentiels pour le développement du langage...
Il m'est arrivé d'en consulter une en famille et on aborde la question des
repas, parfois agités chez nous: enfants qui se lèvent, qui font les fous etc
(vous voyez le genre: un repas NORMAL pour une famille avec des bambins).
Eh bien, vous savez ce que nous a conseillé la psy: faire deux services, un pour
les bambins, un pour les grands! (merci, bonjour le boulot!)
Eh bien, je suis à peu près certaine que si on lui avait dit qu'on ne mangeait
pas en même temps que les enfants, elle aurait désapprouvé et nous aurait vanté
les vertus des repas en famille (j'ai presque envie de tenter l'expérience,
quand elle aura oublié nous avoir donné ce "conseil").
(Dans le genre conseils non sollicités, les pédiatres non plus ne sont pas mal,
soit dit en passant!)
3. Juin 2010
Par ailleurs, j'ai lu dans un article de psy à 2 balles que si un enfant ne mange pas à table,
il se gavera forcément de chips et de bonbons entre les repas, d'où risque d'obésité.
Pourtant mes enfants cavalent pendant les repas et ils ne sont pas obèses!
- sans doute un moyen de culpabiliser les familles où les parents ont des
horaires de travail atypiques...
Mardi 16. Novembre 2010
Peut-être s'agit-il des conceptions personnelles du psy!
De toute façon, même en les assortissant de précautions, venant de celui qui
détient le savoir, elles sont prises par beaucoup comme parole d'évangile.
Quand notre fille était bébé, même si le pédiatre assortissait systématiquement
son discours de "moi, avec mes enfants, j'ai fait comme ça", mon mari le prenait
pour argent comptant. Le médecin nous a raconté qu'il avait laissé hurler son
fils de 1 an toutes les nuits pendant une semaine pour qu'il cesse de demander à
téter et mon mari m'a dit: "tu vois, lui il sait, alors c'est comme ça qu'il
faut faire!"
Mardi 8. Février 2011
Face aux professionnels, j'ai appris récemment une chose à mes dépens: si ton
instinct de mère te dit qu'ils se trompent, tu as probablement raison.
Notre fille (bio) avait des difficultés à l'école, elle ne parvenait pas à
apprendre à lire. Une pédopsychiatre nous a certifié qu'elle n'avait *aucun*
problème d'apprentissage, que le "déclic" se ferait et a conseillé une
psychothérapie en attendant (parce "quelque chose" la bloquait). Mon mari a lui
aussi trouvé ça très bizarre et nous n'avons pas donné suite à cet avis.
Vu que le "déclic" ne venait toujours pas, nous avons fini par consulter une
logopède (orthophoniste) qui a fait un bilan: notre fille est dyslexique et au
bout de seulement quelques semaines de logopédie, elle savait lire couramment!
Dommage que cette psy nous ait induits en erreur et fait perdre plusieurs mois:
notre fille n'a pas réussi à combler son retard à temps et elle redouble
maintenant son CE1!
La situation que tu décris avec l'enfant qui vient se glisser dans ton lit,
entre 1 et 4h du matin, nous la vivons aussi. Notre fils de 5 ans 1/2 (adopté il
y a 3 ans) le fait encore de temps en temps, par périodes. En fait, il y a eu
progrès dans un domaine et "recul" dans l'autre: il est devenu "propre" la nuit,
alors qu'avant il faisait régulièrement pipi au lit. Mais du coup, il se lève la
nuit pour aller aux toilettes et, soit il a peur, soit il n'a tout simplement
pas envie de se recoucher seul dans le noir et il vient nous rejoindre!
Et pour le "je ne veux pas grandir", une anecdote: quand on disait à mon fils
"Tu as 5 ans maintenant", il répondait "non, 4 ans!" Je me suis dit, "Tiens un
truc d'enfant adopté" (parce que je ne me souvenais pas que sa sœur ait fait
pareil). Et puis nous sommes allés au 5ème anniversaire d'une de ses petites
copines (non adoptée, je précise), à qui j'ai dit: "Bon anniversaire, tu as 5
ans maintenant!" Et elle m'a répondu "Non, j'ai 4 ans!". Maintenant, il a appris
à nager il y a 2 semaines, il en est tout fier et nous a bien fait remarquer que
maintenant, il est grand!
Jeudi 5. Mai 2011
Une autre chose qui pourrait aider serait de voir une thérapeute familiale qui
s'y connaisse en adoption. J'en connais une que nous voyons de temps en temps -
vraiment de loin en loin, mais parfois un regard extérieur et 1h de conversation
arrivent à dénouer toutes sortes de conflits...