Attentes
12. Mars 2011
Par ailleurs, élevons-nous nos enfants en fonction d'un résultat attendu? Oui,
un peu, mais je dirais que le gros de nos préoccupations de parents est de
"survivre" au quotidien: trouver une solution face aux pleurs du nourrisson,
"gérer" le bambin qui s'oppose, accompagner le jeune enfant qui découvre le
monde... En règle générale, quand je "laisse parler mon coeur", je doute
rarement.
27. Mars 2011
L'amour inconditionnel ce serait justement de n'avoir aucune attente...
28. Mars 2011
Il me semble que, même vis à vis d'un nouveau-né, on peut avoir des attentes,
généralement plus ou moins *inconscientes*: dormir la nuit, ne pas trop
pleurer...
Ensuite, au fur et à mesure que l'enfant grandit, on se surprend à en avoir de
plus en plus: marcher dans la rue sans demander à être porté... Un jour, on
s'aperçoit que son enfant est moins "aimable" qu'on ne le pensait, par exemple
il frappe les autres enfants. C'est toujours dur à entendre, on se sent déçu,
blessé en tant que parent. On oscille un peu entre se demander ce qu'on a raté
dans son éducation et la tentation de lui en vouloir...
Et un jour on devient de vieux parents qui en veulent à leur enfant adulte de ne
pas venir assez souvent les voir... (enfin j'espère ne pas en arriver là, mais
on ne sait jamais)
Mardi 11. Janvier 2011
Il me semble qu'on peut avoir envie de quelque chose
et être peiné du contraire, ce sont des sentiments, je vois mal comment on
pourrait les réprimer... D'ailleurs quand bien même essaierait-on de cacher ces
sentiments à nos enfants, ils restent néanmoins perceptibles. On peut bien
entendu essayer de se défaire de ses attentes, mais je ne suis pas sûre qu'il
soit possible de n'avoir *aucune* attente (du moins je doute d'être capable d'y
parvenir).
Mais nos enfants ne sont pas responsables de notre bonheur. Et de la même
manière qu'il ne faut pas prendre personnellement tout ce qu'ils nous disent, il
faudrait trouver un moyen de leur dire clairement qu'ils ne sont pas obligés de
nous donner ce dont nous avons envie et qu'ils ne sont pas responsables de notre
peine.
Reste à trouver le moyen de faire passer ce message...
Mercredi 12. Janvier 2011
Pour moi ça reste extrêmement théorique parce que mon fils est une source de
bonheur pour moi.
Mais franchement, c'est une "limite ténue" et ne risque-t-on
justement pas de tomber dans l'indifférence et quel danger y aurait-il à le
faire?
Jeudi 5. Mai 2011
Nous sommes nombreux à être un peu "déçus" par rapport à nos attentes.
Nous attendions un bébé et avons eu un enfant de près de 3 ans. Mais passé
l'effet de surprise, personnellement je trouve qu'on n'y pense plus... Ça fait
partie de la fameuse différence entre l'enfant rêvé et l'enfant réel. Notre fils
est notre fils, il a l'âge qu'il a...
Il me semble que si tu en souffres, pour éviter tout risque de reporter cette
souffrance sur elle (et de le lui faire payer, en quelque), ça serait
certainement salutaire d'en parler à quelqu'un qui peut t'écouter...