Actualité
21. Mars 2011
Un jour ma fille est rentrée de l'école en m'annonçant qu'il y avait un nouveau
président aux USA: Obama... Elle avait tout juste 6 ans. Et je ne suis pas sûre
que ça ait été évoqué par l'instit, je pense que les élèves en parlaient entre
eux.
Nous ne regardons pas les infos en présence des enfants - pas à cause d'eux,
mais parce que je suis anti-infos télévisées en général. Eh bien, Juliette a
aperçu une photo du tsunami et elle a commencé à s'inquiéter: est-ce que ça
pouvait arriver à Bruxelles? Et à Nice? J'ai essayé de la rassurer en lui disant
que ses grands parents habitaient sur les hauteurs, mais elle m'a de nouveau
surprise: "Oui mais tous les pauvres gens qui habitent près de la mer (enfin,
pauvres...) où vont-ils aller?"
Donc, je comprends tout à fait l'histoire de l'abri anti-atomique, j'imagine que
Juliette réagirait un peu comme le fils de Catherine.
Personnellement, j'essaie de répondre de manière "factuelle" aux questions au
fur et à mesure qu'elles viennent, sans en "rajouter". On a fait comme ça avec
le tremblement de terre et le tsunami. Soit dit en passant, on fait comme ça
aussi pour toutes les questions "difficiles", comme celles sur la sexualité par
exemple... Ce matin Juliette n'osait pas casser la coquille de son oeuf à la
coque parce qu'elle avait peur d'y trouver un poussin. Ca m'a fourni l'occasion
d'un petit rappel sur la manière dont on fabrique les poussins.
Les miens entendent la radio dans le bus qui les amène à l'école. Il y a quelque
semaines il y a eu un fait divers qui les a beaucoup impressionnés (il y a de
quoi!): une petite fille égorgée. Je me suis demandé si on devait demander au
chauffeur de baisser sa radio...
Normalement, ce qu'ils retiennent, c'est plutôt les chansons, celles qui passent
en boucle.
Dans le bus, où ils sont enfermés, impossible d'y échapper, quand
bien même le souhaiteraient-ils. En plus je ne sais pas à quel volume le
chauffeur écoute et nous ne sommes pas là pour répondre à leurs questions ou les
rassurer (c'est un bus de ramassage scolaire)... Je trouve ça intrusif et même
violent. Ça me rappelle les tortures pratiquées sur les prisonniers à
Guantanamo.
Par contre à la maison je suis d'accord avec toi. Tant qu'on est là pour
répondre à leurs questions, ils peuvent tout entendre ou presque
(personnellement il y a des choses que je ne supporte pas d'entendre).